Tiss'âge

« Une frénésie de tricotage » s’ouvrait sur une interrogation un peu perdue de vue au cours des différentes associations même si nous n’avons cessé de tourner autour. L’axe en était la question de l’intimité, notre singularité, notre désir, notre individuation au sens jungien. Dans le tissu social où est notre espace d’intimité dès lors que nous sommes à la recherche de soi à travers le regard des autres ? Ne vous précipitez pas à y répondre, nous sommes entourés de leurres, car tout est négoce, jusque dans notre sommeil. L’intimité est le processus par lequel nous sommes mis en relation avec les néo-réalités issues de notre méiose d’origine que nous pouvons nommer notre singulier désir en possible arborescence. Tout individu possède une manière déterminée inconsciente de vivre sa vie, nous pouvons y agir peu ou prou, comprendre et pour partie nous libérer, cela est un des apports freudiens.

Nous dépendons de clichés, de représentations héritées, de mots préalablement inscrits, préformés, intériorisés, oubliés parfois refoulés qui induisent des résistances, des illusions. C’est en renvoyant à l’amour et aux haines refoulés pour nos parents et notre fratrie que l’on parvient à dénouer notre tendance à la répétition aliénante. L’une des tendances est imaginaire et symbolique, elle consiste à prendre quelqu’un au présent pour un vécu inconscient du passé, l’autre est un objet pulsionnel oral, déterminant symbolique séparé du corps. La répétition est signifiante d’une autre répétition connectée au ratage pulsionnel, un fantasme inconscient et à la pulsion. C’est l’objet perdu que l’on tente de récupérer par la voie du désir inconscient, il pose la question du mouvement libidinal, de notre rapport à l’inceste.

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